Vendredi 20 février 2009
"La Bataille des radios libres" poursuit son bonhomme de chemin. "Télérama" et "Le Figaro Madame" ont eu l'amabilité de le citer récemment, mais, le moins que l'on puisse dire, c'est que les journalistes ne se "foulent" guère... Le problème - me direz-vous - dépasse largement la question de cet ouvrage. Voir comment les médias "traitent" la grande dépression économique dans laquelle nous nous enferrons... Plusieurs interviews ces dernières semaines : la toute dernière a été réalisée par Fabrice Gironnet, animateur et responsable d'antenne de RCF-Reims. Enfin un connaisseur, véritablement passionné par l'histoire des radios libres et qui sait de quoi il parle : http://www.rcf.fr/article.php3?id_article=305417&id_locale=25 . J'en profite pour signaler son site personnel sur l'histoire de la radio à Reims : http://radioreims.e-monsite.com/ . Je signale également mon dernier article sur la question : « Radios libres : le tournant de la loi Lecat », Cahiers d’histoire de la radiodiffusion, n° 98, octobre-décembre 2008, p. 145-158. Sinon, plusieurs surprises sont en préparation. Sachez en particulier qu'un documentaire, coproduit par France 3 et réalisé par Isabelle Cadière, est en cours de montage sur l'histoire de Lorraine Cœur d'Acier.
Par Thierry Lefebvre
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Mardi 7 octobre 2008
On trouvera, dans "Libération" du 27-28 septembre 2008, une analyse sympathique de "La Bataille des radios libres", signée Frédérique Roussel. Je cite : "C'est cette saga que conte l'auteur par le menu, avec tendresse pour son sujet." J'aime bien le mot "tendresse", car il y a un peu de cela. L'actualité révulsante de ces derniers jours rehausse les charmes de cette aventure vécue par de jeunes utopistes, aux marges de la légalité et d'un système inique. Prenons-en de la graine et ne répétons pas leurs erreurs (car il y en a eues, malheureusement) ! http://www.liberation.fr/livres/010133970-l-epopee-de-la-liberation-des-ondes
Par Thierry Lefebvre
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Samedi 30 août 2008
Voilà déjà la rentrée ! "La Bataille des radios libres" poursuit sa route, après quatre mois d’existence. Me rendant ce jour sur le site d’un grand vendeur de farces et attrapes, j’y ai découvert l’ouvrage à la 13e place des ventes de la catégorie « Communication-média ». Et quatre mois après sa sortie, le titre inexact de l’ouvrage n’y a toujours pas été corrigé, preuve de l’efficacité incomparable de la grande distribution ! 1) "Mais qu’est-ce qu’on va faire de toi ?"; 2) "« Madame, Monsieur, Bonsoir… »" ; 3) "Les Animatueurs" ; 4) "Storytelling" ; 5) "Propaganda" ; 6) "Profession femme" ; 7) "Le Métier de bibliothécaire" ; 8) "Le Village numérique mondial" ; 9) "Mediasig 2008" ; 10) "Les Nouveaux chiens de garde" ; 11) "La Parole manipulée" ; 12) "Abrégé de classification Dewey" ; 13) "Histoire des radios libres"… Bon, autant dire que le livre bouge encore… Quelques surprises sont d’ailleurs en préparation. Autrement, je m’efforce de corriger et compléter les informations de ce que je considère comme une première version. Pas mal de découvertes ont été faites depuis deux-trois mois, qui me permettent d’éclairer certains points obscurs ou insuffisamment détaillés de cette histoire rocambolesque. Des témoignages – et non des moindres – ont également été recueillis. Enfin, je tiens à remercier celles et ceux qui ont bien voulu parler du livre sur les ondes hertziennes : Marie Drucker, Colombe Schneck, Michel Field, Jacques Munier, Joe Farmer et Florent Coirier, en particulier. Côté presse, pas grand-chose à dire : les journalistes sont surbookés, coincés entre Amélie Nothomb, Christine Angot et Marc Lévy. D’autres (peu nombreux, c’est quand même rassurant !) se sont empressés de revendre leur service de presse sur Internet, dès la sortie de l’ouvrage. C’est – me disent de fins connaisseurs – devenu monnaie courante. Il faut bien vivre, non ?
Par Thierry Lefebvre
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Jeudi 10 avril 2008
Sortie début mai 2008 de l'ouvrage : LA BATAILLE DES RADIOS LIBRES (1977-1981), par Thierry Lefebvre. Éditions Nouveau Monde/INA "10 000 à 100 000 francs d’amende et jusqu’à un an de prison : voilà ce qu’il pouvait en coûter aux jeunes gens téméraires qui tentaient d’émettre sans autorisation de l’État dans les années 1970 ! En dépit de cette législation d’un autre âge, nombreux furent pourtant ceux qui se lancèrent dans la bataille des radios libres après le démarrage tumultueux de Radio Verte en 1977 : anciens de 68, militants reconvertis, écologistes, avocats, journalistes, syndicalistes, hommes politiques ou simples passionnés de technique, de musique et de parole libérée. Cet ouvrage, fruit d’une longue enquête auprès de ces empêcheurs d’émettre en rond, est le récit d’une lutte parsemée d’embûches et pétrie d’impertinence, dont l’aboutissement fut la transformation radicale et irréversible de notre paysage audiovisuel." 421 pages + cahier photographique. http://www.amazon.fr/Histoire-radios-libres-Thierry-Lefebvre/dp/2847363181
Par Thierry Lefebvre
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Mercredi 2 janvier 2008
Décédée le 12 septembre 2007 des suites d’une crise cardiaque, Catherine Pelletier, dite "Supernana", fut sans doute l’animatrice la plus populaires des tout débuts des radios locales privées, à une époque (1981-1983) où les pratiques de la bande FM n’étaient pas encore codifiées. Rien pourtant ne prédisposait cette femme replète à devenir une vedette radiophonique. Ayant débuté très jeune comme employée de banque au Crédit Lyonnais, elle fut par la suite attachée de presse de la Maison de la Culture de Nanterre. En avril 1982, une visite impromptue dans les studios nanterriens de Carbone 14, la station provocatrice lancée six mois plus tôt par le publicitaire Gérard Fenu, bouleversa son existence. Elle s’improvisa animatrice, lança une émission intitulée "Poubelle Night" et adopta successivement les pseudonymes de "La Femme", "La Meuf", "Nana" puis "Supernana", en référence à une célèbre chanson de Michel Jonasz. Volontiers triviale, n’hésitant pas à rabrouer ses auditeurs au cours de libres antennes débridées, la jeune femme ne tarda pas à s’imposer comme une pièce maîtresse de la station, aux côtés de Jean-Yves Lambert (Jean-Yves Lafesse), Jean-François Gallotte (David Grossexe) et Michel Fiszbin (Robert Lehaineux). À l’origine de nombreux scandales plus ou moins "bidonnés", Carbone 14 ne fut pas sélectionnée par la commission Holleaux, pas plus que par la commission Gallabert. Et, en août 1983, la Haute Autorité de la Communication et de l’Audiovisuel l’exclut définitivement d’une bande FM parisienne réaménagée. Quelques jours plus tard, le matériel de la station était saisi dans des conditions homériques… Débuta dès lors, pour Catherine Pelletier, une véritable errance radiophonique : émissions sur Radio Ici et Maintenant dès novembre 1983, tentative de relance de Carbone 14 avec Rémi Bouton (ex-Radio Gulliver) en 1986, direction d’antenne de Radio Aligre en 1990… En 1992, Pierre Bellanger, patron de Skyrock, lui confia une émission hebdomadaire ("Ciel mon rock !"), puis une quotidienne ("Turlututu") qui ne tarda pas à s’attirer les foudres du CSA. Mise quelque peu à l’écart, Supernana fut finalement licenciée en 1996. Ces dernières années, on l’avait vue épisodiquement sur Fun TV et entendue sur quelques webradios. Atteinte d’un cancer, elle s’apprêtait pourtant à effectuer son retour sur Europe 1, dans le cadre d’une chronique régulière pour l’émission de Laurent Baffie. Outre une production discographique anecdotique ("Lâchez les chiens", 1988, avec des paroles de Patrick Timsit), Supernana fut la vedette du très étrange film de Jean-François Gallotte et Joëlle Malberg, "Carbone 14, le film", présenté dans la sélection « Un certain regard » du Festival de Cannes 1983. Elle fut également l’héroïne d’une bande dessinée de Jean Teulé, "Filles de nuit" (Glénat, 1985).
Par Thierry Lefebvre - Publié dans : radios-libres
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Samedi 15 septembre 2007
Ne comptez plus sur les agences de presse pour vous tenir informé du temps qui passe et vous grignote peu à peu !
Tapez par exemple "Supernana" sur Google News. Vous constaterez que rien ou presque n'a été écrit à la suite du décès de cette animatrice radio.
Tout juste trouverez-vous, dans « Libération » de ce matin, une petite notule, qui plus est avec une erreur de date qui témoigne d’une profonde méconnaissance du sujet. Non : cette information, vous la trouverez plutôt dans les blogs spécialisés télé/radio, dans des listes de discussion, bref dans les zones temporaires d’autonomie d’Internet.
Donc, Catherine Pelletier (dite « Supernana ») est décédée hier ou avant-hier, à cinquante-trois ans. C’était, avec Jean-Yves Lambert (Jean-Yves Lafesse), Jean-François Galotte (David Grossexe) et Michel Fizbin (Robert Lehaineux), l’une des quatre têtes brûlées de Carbone 14, la radio mythique du début des années 1980. Carbone 14, ou l’icône radiophonique (et francilienne) d’une génération de bientôt quinquagénaires, une génération que je qualifierai de « perdue » depuis le « tournant de la rigueur » (depuis ce « tournant », d’ailleurs, nous ne cessons de tourner sur nous-mêmes, à tel point que les grumeaux commencent à s’amonceler dangereusement à la surface).
Supernana, c’était tout l’inverse de ce qui nous est proposé aujourd’hui, le yang de cette « success story » permanente qui nous empêche de voir le mur qui, lui, ne cesse de se rapprocher toujours plus. L’échec, Supernana l’aura connu jusqu’à la nausée, de saisie (Carbone 14, en août 1983) en licenciements (par exemple, Skyrock en 1996). Elle aura pourtant foulé les platebandes de la liberté d’expression, - les plus dépourvus de cette dernière diront : « jusqu’à l’inconscience ». Ça, c’est un bonheur dans une vie qui devrait faire pâlir d'envie beaucoup de frustrés.
Car aujourd’hui, nous le savons bien (et la publicité ne cesse de nous le répéter), la liberté, c’est avoir une carte bancaire infalsifiable à 16 chiffres, une carte Navigo à puce même pour enfourcher un vélo et une adresse IP facilement traçable…
Je reviendrai forcément sur le « cas Supernana ».
Mais savez-vous ce qu’est devenu Gérard Fenu ? Et Fabien, où est-il maintenant ? Bouddha l'a-t-il mangé ?
Par Thierry Lefebvre
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Samedi 25 août 2007
Raymond Barre était un "esprit libre et indépendant", lit-on dans la presse. Ce fut également un visionnaire qui s'exclama, à Saint-Pol-de-Léon, le 7 septembre 1979 : "Il peut y avoir un germe puissant d'anarchie dans ce phénomène des radios locales."
Requiescat in pace !
Par Thierry Lefebvre
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Mardi 3 juillet 2007
Il y a trente ans, Radio Fil Bleu s'apprêtait à émettre depuis le Polygone de Montpellier. À la tête de cette station éphémère, deux jeunes avocats, membres du Parti Républicain : Jean-Louis Rigaud et surtout François Chassaing qui sera par la suite un des principaux animateurs du mouvement. Beaucoup de choses erronées ont été écrites sur cette aventure. Les faits réels seront relatés en détail dans l'ouvrage qui se prépare. Patience ! La vraie histoire des radios libres dans : Thierry Lefebvre, LA BATAILLE DES RADIOS LIBRES (1977-1981), Paris, Nouveau Monde/INA, 2008, 421 pages, ill., 26 €. [En librairie à partir du 2 mai 2008.]
Par Thierry Lefebvre - Publié dans : radios-libres
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Dimanche 3 juin 2007
"Longueur d'ondes" est une association brestoise qui organise depuis cinq ans le festival de la radio et de l'écoute et qui cherche au quotidien à faire partager et (re)découvrir le plaisir de l'écoute. Depuis le 1er mai dernier, l'association a mis en ligne une nouvelle version de sa webradio OUSOPO (OUvroir de SOnorités POtentielles), qui rassemble des productions sonores très diversifiées. Nous aimerions beaucoup que la webradio OUSOPO (www.ousopo.org) soit référencée sur votre blog, ainsi que, éventuellement, le site internet de l'association "Longueur d'ondes" (www.longueur.ondes.free.fr).
Par Thierry Lefebvre - Publié dans : radios-libres
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Mardi 17 avril 2007
Il suffit parfois de googleliser son propre nom pour faire d'heureuses rencontres. Si vous tombez sur cette page et si vous saisissez la nature de mes recherches, laissez un message !!! Voici une liste de noms : Edmond Itakoff, Amédée Save, Gérard Blain, Claude Tison, Philippe Niel, Denis Chantreuil, Didier Leclair, Nicole Guéry, José Roux, Christian Junillon, Bruno Nappi...
Par Thierry Lefebvre - Publié dans : radios-libres
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